Selon une enquête de Bloomberg, 353 établissements financiers européens ont vu leur bilan augmenter depuis début 2007. Quinze banques européennes auraient par ailleurs des actifs sous gestion supérieurs aux PIB de leurs pays respectifs (!!!), ce qui n’est pas sans poser un risque systémique. Favorable au morcellement des banques dites “too big to fail”, le Dr. Tom Kirchmaier (de la réputée London School of Economics) avoue ses préoccupations quant à la capacité des petits pays à absorber les pertes en cas de nouveau choc. Au hasard, citons la Suisse, dont la plus grande banque gère des actifs qui avoisinent – encore – le triple du PIB national… Les intéressées (les grandes banques) continuent pour leur part à considérer que la taille en elle-même n’est pas un problème et que les régulateurs feraient mieux de se concentrer sur… le risque. Le chat qui se mord la queue, en somme.